Série des "Cathédrales" , laine tricotée , 2023 - 24 , 43x35 cm environ 

Série des "Cathédrales" , collage sur papier , 2023 , 42x30 cm 
Galerie Le Vivier , Moret sur Loing 

Les trois morts et les trois vifs , photographie numérique  2021-2022
Exposition "Animalité et danse macabre", galerie le Vivier , Moret sur Loing

Exposition de la série les pelles à la Commanderie Templière de Coulommiers, gravure à l'eau forte sur papier 2009

Série les mains de Maria et Dina, fusain sur papier  2007

Série le ciel de Bogotá hommage à Maria Beschi, technique mixte sur papier  2019-2020

Exposition de la série les blocs à la Commanderie Templière de Coulommiers gravure à l'eau forte et sérigraphie sur papier 2009

Exposition des pelles et des stratigraphies à la Grande Loge de France ,gravure à l'eau forte et collage sur papier 2017

Série Les pelles géantes à la galerie gauche de l'ENSBA ,sérigraphie sur feuille plastique polypropylène  2008



Textes 

Dans une volonté d'encourager les jeunes artistes et les prises de risques, la
galerie Le VIVIER soutient cette étape importante dans la carrière de Guénael
Beschi.
Nouvel arrivant à la galerie, Guénael Beschi s'est fixé à Veneux les Sablons en
2018.
Diplômé des Beaux-arts de Paris en 2008, l'artiste propose une série récente de dessins et photographies sur le thème des quatre éléments, ainsi que des
paysages.
Ses dessins, gravures, photographies, comme des "captures d'images",
semblent fixer des instants sur lesquels viennent se poser la couleur, les
marques gestuelles pleines d'énergie et de spontanéité , en des ensembles
d'étonnantes intensités. Son expérience de manœuvre sur des chantiers de
construction l'a conduit à travailler sur le poids des choses, les traces de l'
effort, le mouvement. Des mains aux gestes, des outils aux matières, la
"procédure de mise en œuvre" nourrit inlassablement son univers artistique.
Attentif à ce que le hasard peut lui offrir, il laisse sa main guidée par le
pouvoir psychique de sa mémoire, et tente de garder une trace. Car ces moments insaisissables sont ceux qui nous composent, moments éphémères
mais d'une importance capitale, de même , chaque trait, chaque tache peut
faire basculer l'ensemble du dessin .
Artiste émergent de l'art contemporain , son travail artistique de recherche mené depuis une quinzaine d'années le conduit vers une quête tenace de
vérité cachée dans la matière, au delà du visible.
Odile Filleul .

"Les chiens de Bogota"
Les dessins de Guénael Beschi nous entrainent dans un labyrinthe énergique et flottant. L'apparition de chiens nous ramène à une réalité sauvage, étrange même.
L'artiste construit un univers plastique et mental, axé sur une mise en scène sérielle, peuplé de formes soigneusement articulées.
"Les chiens de Bogota , série de 10 dessins et feuilles de carnet , N&B et couleurs , exposé à la galerie Le VIVIER jusqu'au 14 février 2021.
Odile Filleul .

Texte écrit pour l'inauguration de l'exposition Guénael Beschi à la Grande Loge de France en 2017

L'idée de cette exposition est née d'une rencontre : celle de François Gruson ,professeur à l' Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Paris Malaquais, avec Guénael Beschi, connu comme surveillant dans cette même école, et qui s'y montre d'une grande discrétion, pour ne pas dire une très grande pudeur vis à vis de son travail d'artiste.
Pourtant , Guénael n'est en rien ce que l'on appelle un artiste ou peintre du dimanche.
Né le 1er mai , fête des travailleurs, ce qui n'est pas sans importance , nous y reviendrons ;passé par l'école d'arts de Bordeaux puis l'école régionale des beaux arts de Quimper, il est finalement diplômé de la très prestigieuse Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris en 2008.
De l'enseignement de celui qui fut son mentor , ou son maitre, l'artiste Michel Salsmann, il a gardé un gout certain pour une forme de persévérance dans la recherche d'une forme de vérité cachée dans la matière.
Ne pas rester à la surface des choses , creuser au delà des apparences, approfondir la réflexion passe , chez lui, à la fois par les outils, ce qui parle nécessairement aux francs-maçons , mais également par les mains qui les manipulent et l'esprit qui les ordonne.
Une autre facette importante de l'œuvre de Guénael Beschi est liée à son histoire personnelle et familiale . Petit fils , fils et lui même ancien marbrier et maçon funéraire , métier opératif s'il en est , il ne peut se satisfaire de la simple dénomination de "fossoyeur". Il faut aller plus loin.
Il se définit lui-même comme un manœuvre , c'est à dire celui qui , littéralement , "met en œuvre" avec ses propres mains. 
Conscient de la forte dimension symbolique de ce métier, dont l'objet est finalement la sépulture, il en fait un véritable travail introspectif qui renvoie chacun de nous à ses propres fondamentaux existentiels : le creusement et l'approfondissement , je l'ai dit, mais également l'enfouissement , la sépulture, la décomposition de la matière et , à l'opposé, le regard, la bienveillance face à la vie , l'évaluation intellectuelle, pour ne pas dire spirituelle...
Dès lors , on comprend mieux cette rencontre que j'ai évoquée au début de cette allocution : elle était inéluctable, car un tel travail, une telle approche ne saurait laisser un franc-maçon indifférent, tant il renvoie à notre propre univers symbolique , à notre propre recherche spirituelle.
On peut tout d'abord déceler une véritable proximité thématique , et même iconographique avec nos propres collections, comme le montre le très bel accrochage , réalisé avec Emmanuelle Marquis, responsable de notre musée, et qui met si bien en parallèle plusieurs objets de nos collections avec l'œuvre de Guénael Beschi.
Concernant cette œuvre, justement, le franc-maçon ne peut s'empêcher de penser à ce qui était écrit dans nos anciens rituels : "que faisons nous dans nos loges? Nous y élevons des temples à la vertu et nous y creusons des cachots pour le Vice ".
Creuser pour s'élever, n'est ce pas le sens de notre démarche à tous ?
François Gruson , architecte et professeur d'architecture.

Ce qui se noue autour de L'épreuve du travail.

Dans les œuvres de Guénael Beschi , on sent le poids des choses. Comme une gravité.
Gravité dans le double sens du terme: attraction terrestre, ou plutôt attrait de la terre.
Et gravité dans le sens de quelque chose d'important, de sérieux, d'austère parfois, le contraire de "frivolité" ou de "désinvolture", disons.
Ainsi, dans ses dessins, on sent le poids de l'outil, celui de la main , celui du trait appuyé, vigoureux comme un cheval de trait.
Il dessine comme on laboure la terre, il trace comme un soc de charrue dessine des sillons dans un champ travaillé.
Ou bien il grave. Mais ce qu'il grave, là encore, c'est le poids du tracteur, sa marque, son empreinte, le dessin de ses pneus. Comme dans cette photo de la série "Les fosses", ou la terre a été tassée par le passage et le repassage des roues.
Du même trait vigoureux Guénael Beschi trace aussi ses mains quand elles dessinent ou découpent. Ou bien d'autres mains qui prennent , qui serrent, qui tiennent , qui tirent, qui triment...
Elles me font  penser aux dessins de Fernand Léger préparatoires aux "Constructeurs" (1951).
Dans d'autres séries , le sujet se réduit aux seuls outils: une hache, une pointe de marteau piqueur, un sécateur... A ce titre , la plus exemplaire est celle des "Pelles" de 2007-2009 ou le motif à variations est la simple forme de l'outil : l'escoupe, la savoyarde, la ronde de maçon...
Autre thème récurrent , celui des fosses . Au premier regard on pense à une résurgence du Land Art ( Michael Heizer ou bien Ana Mendieta dans un registre plus mortuaire ). Jusqu'au moment ou on se rend compte , grâce à certains détails laissés comme des indices , que ces trous rectangulaires sont des fosses de cimetière.
Le travail, la main , l'empreinte , la trace , l'outil, la terre, les fosses, tous ces thèmes
développés en séries par Guénael Beschi, quasi simultanément et avec une sorte d'entêtement , on sent bien qu'ils ont un lien , qu'ils tissent une sorte d'histoire secrète.
Mais quelle histoire au juste ?
Cela intrigue , interroge, car ces thèmes sont plutôt rares dans l'art contemporain , n'est ce pas ?
Etonnamment, c'est à travers son film d'animation "Passages" de 2009, que l'artiste livre un commencement de réponse. Tous les éléments sont là réunis- la terre, les traces, les trous.. Les pièces se mettent en place silencieusement.
Et la dernière image, très brève par pudeur sans doute, vient donner la clef impressionnante de cette histoire secrète, nécessairement autobiographique.
Jean Yves Amir.

L'INTERIEUR DE LA MATIERE

Je connais Guénael Beschi depuis plusieurs années dans un cadre professionnel ou nous évoluons tous deux sans savoir qu'il menait en parallèle une carrière d'artiste .
(...)
Ce n'est que récemment que j'ai découvert son travail d'artiste : j'ai été alors frappé par la dureté , voire la violence, que celui-ci dégageait . Comme si la matière de l'œuvre en devenir nous ramenait vers la terre ou la pierre qui ne peuvent être œuvrés que par des forces venues de loin ou d'autres temps, à l'image de ces figures découpées (à l'exemple des "Chamanes") qui ont les couleurs du feu et l'expression presque sauvage et païenne de mythologies antiques. 
Guénael Beschi procède par séries: la série des "pelles", celle de " Mes mains au travail",
ou celle des "fosses" ou encore "Les champs labourés" ou "L épreuve du travail".
Titres, on peut le voir, significatifs d'une lutte contre la matière . La répétition que donne la série , et les variations qu'elle permet sur le même sujet sont là aussi significatives de la lenteur nécessaire et de l'effort obligé dans le "faire". La pelle est un outil banal : elle permet de ramasser la terre et de la jeter ailleurs . On peut en rester à cette banalité la plus extrême . De cette banalité, Guénael Beschi, lui, tire un récit à la dimension tellurique .
A chaque coup de pelle cette matière qu'on enlève ici pour l'ajouter ailleurs laisse sur la pelle des signes qui sont comme des sortes de tatouages gravés dans le métal jusqu'à devenir  l'expression d'une lutte informe entre le plein et l'absence, entre la trace et la disparition .
Dans ces multiples récits sur l'âpreté de la matière , il introduit ses mains . La série "Mes mains au travail" a quelque chose de particulier: ce n'est plus l'objet du travail qui est signifié, mais le sujet: le laboureur, le cantonnier, l'artisan, le marbrier (ce qu'était le père de Guénael Beschi), le sculpteur . Et les mains au travail s'entrecroisent, se multiplient, se brutalisent  jusqu'à devenir elles-mêmes roche, terre, paysage.
C'est peut être cela l'œuvre de Guénael Beschi, homme doux aux questions vertigineuses: un récit sur la frontière entre les forces qui commandent. Ou autrement dit: qui de l'homme ou de la matière façonne l'autre ...
Luca Merlini, architecte, novembre 2016.

Série Le laboureur , photographie 2016

L'art n'a jamais refusé de s'intéresser au travail , de se le donner pour objet d'étude
ou de représentation.
Guénael Beschi a acquis auprès de son père , artisan marbrier, une longue expérience de manœuvre . Il a fait du labeur, de ce que l'épreuve physique creuse dans les corps,
dans la terre ou le métal des outils, sa matière artistique.
Le contact avec la matière s'exprime sous forme de documents photographiques ensuite redessinés puis gravés ( et dans ce travail très graphique , les entailles que l'artiste grave sur la plaque redoublent celles que le temps, les chocs et l'usure ont portés sur le corps ou le métal), et enfin tirés sur papier.
Bruno Dubreuil Immixgalerie , 2011.

Série Les blocs , sérigraphie et gravure sur papier 2009.

"abreuve nos sillons"

Découvrant Guénael Beschi via internet j'ai tout de suite aimé " champs labourés".

Vu que je venais de passer 3 ans à me trainer dans les mèmes champs d'honneur, à faire des photos 3D. Et il avait aussi mon motif "le feu" dans sa besace. J'en avais fait plusieurs . En 3D aussi . Et ensuite  , de "pire en pire", je découvrais" Les fosses", et j'avais passé pas mal de temps aussi dans des trous-terriers. En réel comme en 3D. Dans " L'épreuve du travail", les 3 mots me touchèrent profondément: le travail, l'épreuve, les preuves... Est ce que l'art est une rédemption? En tous cas je ne crois pas que tout y soit peine et fun. On quitte sa famille mais on ne la quitte pas vraiment. J'ai abandonné ( mais l'abandonne-t-on vraiment?) mon éducation au catéchisme pour un matérialisme certain. Aussi les "blocs de granit" est de ma nouvelle famille comme " travaux 2003-2006", ou les outils, la bétonnière, tout ce qu'on peut évoquer d'un travail manuel avec ses deux mains me sont honorables. "Geste après geste"...
J'avoue que je suis très excité qu'on puisse parler" travail" ici à propos de l'art, il me remonte des souvenirs d'enfance, et des souvenirs de Godard, et des souvenirs des meilleurs de "support-surface", genre Bernard Pagès, même Ulkriem etc, Toni Grand...Et surtout "Travail salarié et capital", le fameux matérialisme historique.
J'ai montré " Ashes" de Steve McQueen à Guénael , et il m'a dit : " Merci Alain, toute mon adolescence est là!." La mienne aussi d'une certaine façon car j'ai connu le béton très jeune et à l'âge qu'avait mon père quand il en faisait, je me suis mis moi aussi à inscrire la date du chantier dans le béton frais .
Oui, 30 ans après avoir quitté la maison de mon père, dès que j'ai eu à faire du béton pour la mienne, j'ai inscrit la date dans le ciment frais , comme il le faisait .1989-2016, ce n'est pas rien.
Les "traces du travail", comme dit Guénael au sujet de ...son...travail...
Il ne me contredira pas je pense si je dis que ce sont des traces du travail, je le comprends comme du temps, car il y a des marques qui marquent. 
Lorsque je me suis intéressé aux marques des pneus de tracteurs dans les champs, comme Guénael le fait aussi, j'ai compris à posteriori que c'était marquer le temps qui passe, le cycle des saisons etc. Bien sur il a vu ça aussi. On en est là, au plus près de la terre labourée, et je finis par me dire que l'observation de la matière travaillée éloigne de la métaphysique.
Je pensais comme Brecht que celui qui travaille la terre, elle lui appartient et que les dieux n'ont rien à voir dans l'affaire ...Voir "La chute d'Icare de Breughel"...
Je suppose que Guénael pense comme moi que le travail manuel et intellectuel vont l'amble. Ou devrait . R.I.P Marx.
Guénael a une pratique artistique très manuelle, peinture, gravure, estampe, dessin, collage.
Il a sa manière dialectique à lui de faire des collages qui créent une image abstraite mais dont les éléments évoquent des matières , terre, fer, rouille, herbe.
Et en général Guénael creuse . Son trait creuse la surface du papier: les "grottes". Il grave-creuse le support. 
Et pour créer , de façon plus ludique sans doute, des sortes de bestioles ( le mot est de lui), il fait , comme une respiration, je ne sais pas, il fait les "Chamanes".

Peut être y a-t- il de l'ironie à confronter ainsi une allusion métaphysique(?)aux matières terrestres utilisées. Comme la fameuse distanciation que Brecht voit dans le tableau de Breughel. Je suis plus proche de Brecht que de Beuys, qui trouvait nécessaire qu'apparaisse, contre la contre la rationalité sorte d'enchanteur...Et moi c'est le matérialisme de Guénael qui  m'enchante.        

Alain Duménieu, peintre.


pages de carnet , fusain et encre sur papier, 2009

Matières

Creuser, texturer, découper, entailler, graver. A travers ses œuvres, Guénael Beschi explore l'accroche de la lumière sur la matière.
Sa série les " Fosses" dialogue en deux dimensions avec son travail photographique
sur les fosses  funéraires .
Il s'agit ainsi de donner un sens à la vie, entre représentation et incarnation.
Plasticien , diplômé des Beaux -Arts, il développe un travail sur l'espace, et les objets qui le constitue.
La magnifique série" Blocs" définie des archétypes d'intervention humaine sur la pierre, matière naturelle: les stries formées, par les perforations dans les blocs extraits des carrières, expriment la modénature d'une proto-architecture.
La série "Pelles" conclue le cycle du travail de l'Homme sur la terre : de l'extraction des blocs à l'inhumation des êtres . Grace à son art, Guénael exprime les relations physiques et psychiques intrinsèques à nos êtres.
Mathieu Mercuriali.

Série Les fosses , photographie 

Les fosses

Creuse
Creuse
L'intervalle
De terre grasse

Mottes lourdes et
Pierres
Giclent hors de

       Cette bouche
Marquée
Traces de dents
              Métal grinçant
Contre glaise rocher
Ou limon

Extraire et
Approfondir toujours

Béance en terre
Comme si
La faim               débordait
En butte de rejets

                             Mais

De la fosse
Les bords épuisés
S'affaissent

Lent débord

Le sommet glisse
Et s'effondre
Au fond

L'entre ouvert
De ce qui a jailli
S'abolit aussitôt

Creuse
Creuse encore

Emmanuel Pichon , Décembre 2009.
 


PVI n°196- Christiannismes(2)
Rubriques Arrèt sur Image


Guénael Beschi: de la terre au ciel

Guénael Beschi est un artiste à part entière , un homme-artiste. Agent d'accueil dans une école d'architecture le jour, peintre, dessinateur et graveur le reste du temps, il met autant d'art dans l'exercice de sa profession -qui n'est pas exactement un métier pour lui- que dans celui de son œuvre.
De ce fait , cette œuvre même semble le reflet de qui il est: un homme attentif au monde, aussi bien dans ses élans d'affection que dans ses colères , une âme à la fois
sombre et lumineuse, tout en contraste, un lien naturel entre nature et culture , entre esprit et matière.
( Né un 1er mai ...cette partie correspond au premier texte déjà publié plus haut par François Gruson).

Et si son œuvre est allée au plus profond de la terre , par l'intermédiaire des Stratigraphies, il lui a fallu aller beaucoup plus haut, pour ne pas rester dans le cœur
de la terre.
Progressivement, son travail s'est dégagé des épaisseurs de la matière avec la série des "Pelles", qui ont fait l'objet de plusieurs expositions importantes , notamment à la Grande Loge de France en 2017.
S'en sont suivi les "Mains", maintes fois représentées comme autant de questionnements existentiels sur notre rapport au faire et à l'être , puis les merveilleuses collines de Bogotá , hommage subtil au soleil qui luit dans le ciel de
Colombie, et à Maria, autre soleil qui luit à ses cotés .
Après la terre et le feu sont venus l'eau et l'air , combinés dans de somptueux Ciels:
ciels ombrageux des matins sombres, ciels éclairés des soirs au couchant, ciels tantôt
pluvieux, venteux torturés, tantôt calmes et sereins.
Pourtant, les Ciels de Guénael Beschi  n'ont rien d'évanescents: ils sont surtout lourds,
comme chargés d'une matière que rendent si bien , dans une sorte d'oxymore pictural,
quelques touches d'aquarelle au cœur desquelles semblent toujours poindre une lueur,
comme un signe d'espérance dans cette époque sauvage et incertaine.
François Gruson.

Deux mains dans une page de carnet